Les chauffeurs de bus londoniens résolus à se battre pour la liberté d’Assange

Par le comité de sécurité des chauffeurs de bus de Londres (London Bus Drivers Rank-and-File Safety Committee)
17 septembre 2020

La résolution suivante appelant à la défense du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été adoptée à l’unanimité lors de la réunion inaugurale du comité de sécurité des chauffeurs de bus londoniens, qui s’est tenue le dimanche 13 septembre.

Cette réunion du comité de sécurité des chauffeurs de bus londoniens condamne la machination et la persécution par l’État de l’éditeur et journaliste de WikiLeaks, Julian Assange. Emprisonné dans la célèbre prison de sécurité maximale de Belmarsh à Londres, on l’a accusé en vertu de la loi américaine sur l’espionnage (1917). Si on le reconnaît coupable, il risque 175 ans de prison aux États-Unis.

Les audiences d’extradition en cours à Londres sont un grotesque simulacre de procès mis en scène par l’État britannique. Nous rejetons les mensonges des médias, du gouvernement conservateur et de leurs alliés du Parti travailliste à l’encontre d’Assange. Assange n’est pas coupable d’«espionnage» ou de «piratage». On l’a pris comme cible pour avoir dénoncé des crimes de guerre commis par les États-Unis, la Grande-Bretagne et leurs alliés, des crimes qui ont entraîné la mort d’un million de personnes en Irak et en Afghanistan.

Nous appelons tous les travailleurs du monde entier à venir à la défense d’Assange. Les droits démocratiques fondamentaux, notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse, sont en jeu. La défense d’Assange est le fer de lance de la lutte contre le militarisme et la guerre à l’étranger, et contre la mobilisation de l’État visant la classe ouvrière à l’intérieur.

Nous demandons l’arrêt des procédures d’extradition, l’abandon de toutes les charges et la libération immédiate d’Assange. Julian Assange doit être réuni avec sa famille et recevoir une compensation complète pour les souffrances qu’il a endurées en raison d’une vendetta d’État qui dure depuis dix ans.

13 septembre 2020

(Article paru d’abord en anglais le 16 septembre 2020)