Soutenez la campagne du Parti de l'égalité sociale à Berlin! Votez contre la guerre et le militarisme!

Par Déclaration du Partei für Soziale Gleichheit
26 avril 2016

Le Partei für Soziale Gleichheit (PSG - Parti de l'égalité sociale) se présente à l’élection du land de Berlin en septembre pour donner une perspective politique à la vaste opposition à la guerre et aux coupes sociales et la mobiliser. Comme c’était déjà le cas il y a 100 ans, seul un mouvement socialiste international contre le capitalisme peut empêcher une guerre mondiale. Pour tous ceux qui cherchent à s'opposer à la guerre, à l'oppression, au nationalisme et à l'inégalité sociale, nous disons: soutenez par tous les moyens la campagne électorale du PSG! 

De tous les problèmes auxquels font face les travailleurs et les jeunes le danger croissant de guerre est le plus pressant. Depuis 25 ans, les USA mènent une série presque ininterrompue de guerres. Ils ont détruit des sociétés entières comme en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. Ils encerclent la Russie et la Chine militairement et ont provoqué des conflits en Ukraine, en Mer de Chine méridionale et en Corée, qui menacent de déclencher une guerre mondiale. 

Les arsenaux nucléaires sont réapprovisionnés et l'utilisation d'armes atomiques sérieusement envisagée. Un rapport récent du Centre d'études stratégiques et internationales de Washington a conclu qu'une guerre atomique entre l'Inde et le Pakistan « n'aurait pas nécessairement de grandes conséquences stratégiques graves » pour les Etats-Unis, et « pourrait bien avoir des avantages ». 

Les élites dirigeantes de l'Allemagne veulent s’assurer qu’elles ne sortiront pas bredouilles de la lutte pour un nouveau partage du monde et de la ruée pour les matières premières et les marchés. Soixante-dix ans après la chute du Troisième Reich d’Hitler, elles cherchent de nouveau à faire de l'Allemagne une puissance mondiale et la puissance hégémonique de l'Europe. 

Il y a deux ans, le gouvernement allemand annonçait la « fin de la retenue militaire ». Depuis, le gouvernement et les médias font une promotion systématique du militarisme. Dans la campagne de l'OTAN contre la Russie en Europe orientale, dans les guerres au Moyen-Orient et en Afrique, l’armée allemande opère sur des fronts multiples et lointains. La ministre de la Défense Ursula von der Leyen a annoncé des dépenses militaires supplémentaires de 130 milliards d'euros, et le nouveau Livre blanc de la Défense prévoit le déploiement de la Bundeswehr (armée allemande) tant à l'intérieur que dans de nouvelles missions à l'étranger. 

A la racine du retour du militarisme allemand il y a la crise profonde du capitalisme mondial. En 2008, les exploits criminels des banques ont conduit le système financier mondial au bord de l'abîme. Depuis, la crise s’est encore intensifiée. Une énorme bulle spéculative menace d'éclater et de déclencher une nouvelle crise financière. La lutte acharnée pour les marchés et les profits sape des industries entières et menace des millions d'emplois. L'Union européenne, cadre auparavant de la stabilité politique en Europe, vole en éclat et devient l'arène de batailles de classe et de conflits nationaux féroces.

Alors que les salaires, les retraites et les avantages sociaux baissent et qu’on prive la jeune génération d’avenir, une infime minorité au sommet de la société se vautre dans une richesse obscène. Les 62 personnes les plus riches du monde possèdent plus de richesse que la moitié la plus pauvre de l'humanité. 

Les élites dirigeantes réagissent à la crise du système capitaliste comme elles l'ont fait dans les années 1930. Elles mènent des guerres et en préparent des plus grandes encore. Elles attisent le nationalisme et renforcent l'appareil répressif de l'Etat en prévision de bouleversements sociaux. Elles font la chasse aux sorcières contre les réfugiés et renforcent des forces d'extrême droite et fascistes tels que l'Alternative pour l'Allemagne (Afd), le Front national en France et Donald Trump aux États-Unis.

Tous les partis de l'establishment se serrent les coudes et virent à droite. Quand il s’agit de coupes sociales, du sauvetage des banques et de l’augmentation des dépenses militaires, ils ont tous la même position. Ils ne représentent pas les intérêts de la grande masse de la population, mais seuls ceux des 10 pour cent les plus riches.

Le Parti social-démocrate (SPD), autrefois considéré comme le parti de la réforme sociale, est aujourd'hui celui des contre-réformes sociales Hartz IV repoussant l'âge de la retraite à 67 ans et imposant des coupes budgétaires dans le cadre du « plafonnement de la dette ». Le SPD ne s’appuie plus sur la classe ouvrière, mais sur les fonctionnaires bien payés et les couches de la classe moyenne supérieure. Berlin, où son candidat est maire depuis 15 ans, est devenue la capitale de la pauvreté.

Les Verts, qui ont commencé leur ascension sous la bannière de la paix et de l'écologie, sont devenus les plus agressifs des va-t-en-guerre. Ils se positionnent comme un « parti de l’entreprise de type moderne », selon l’expression du ministre-président Vert du land de Bade-Wurtemberg, Winifried Kretschmann.

Le Parti de gauche joue un rôle particulièrement pernicieux. La seule chose « de gauche » dans ce parti est son nom. Au Sénat de Berlin, il était à la tête de la redistribution des richesses du bas vers le haut et a mené une politique de la dévastation sociale. Il a depuis longtemps adopté le cours militariste du gouvernement.

C’est dans leur chasse aux sorcières répugnante contre les réfugiés qu’on voit le mieux le virage à droite de tous les partis de l’establishement. Les gens désespérés qui fuient la guerre au Moyen-Orient sont maltraités, entassés dans des camps de détention et déportés vers la Turquie. Des centaines se noient chaque mois dans la Méditerranée. Les attaques contre les réfugiés font le lit de l'extrême droite et servent de prétexte à la destruction des droits démocratiques. Elles sont dirigées contre l'ensemble de la classe ouvrière.

L'opposition au militarisme et à la guerre, la défense des droits sociaux et démocratiques, le soutien aux réfugiés et la lutte contre le parti d’extrême-droite Afd sont inséparablement liés. L'humanité est confrontée de nouveau à cette alternative: soit le système capitaliste plonge le monde dans la barbarie et la guerre, soit la classe ouvrière, l'écrasante majorité de la population, renverse le capitalisme et construit une société meilleure basée sur l' égalité et la planification démocratique.

Seul un mouvement international de la classe ouvrière peut repousser la droite et arrêter la marche à la guerre. Un tel mouvement révolutionnaire n’est pas seulement nécessaire, il est possible. Partout dans le monde, l'opposition à la dévastation sociale et à la guerre s’intensifie. En France, des dizaines de milliers de jeunes manifestent contre la destruction du Code du travail, bafouant l'état d'urgence et les mesures d’état ​​policier imposées par le gouvernement Hollande. Aux Etats-Unis, la campagne de Bernie Sanders pour la nomination présidentielle démocrate, qui se qualifie à tort de « socialiste », obtient les voix de millions de travailleurs et de jeunes à la recherche d'une alternative au capitalisme.

En Allemagne aussi, de grandes batailles de classes sont à l'ordre du jour. Dans l’industrie sidérurgique et automobile, l'ingénierie, la grande distribution et tous les domaines du secteur public, des coupes sociales et licenciements drastiques sont en préparation. Il est nécessaire de développer un mouvement conscient contre la guerre et le capitalisme à partir de toutes ces luttes. Cela nécessite une perspective internationale et socialiste, que seul le PSG avance.

En tant que section allemande du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI), le parti mondial de la révolution socialiste, le PSG est dans la tradition du marxisme révolutionnaire défendu par Léon Trotsky contre la dégénérescence stalinienne de l'Union soviétique.

La construction de la Quatrième Internationale est au centre de notre campagne. Ici, dans la capitale de l'Allemagne où on met en œuvre et prépare le retour du militarisme allemand, où des professeurs d'université justifient la guerre et la dictature et où tous les partis participent aux attaques sociales, nous opposons à la barbarie capitaliste l'unité de la classe ouvrière internationale.

Nous basons notre participation à l'élection sur la déclaration « Le socialisme et la lutte contre la guerre », publié par le CIQI. Elle préconise les principes suivants pour la construction d'un mouvement anti-guerre:

C''est sur ​​cette base que nous avons l'intention de mener une grande et forte campagne. Nous faisons appel à tous ceux qui sont d'accord à soutenir la campagne électorale du PSG. Faites un don généreux aujourd'hui pour aider notre campagne! Si vous avez le droit de vote à Berlin, signez la pétition pour permettre notre candidature! Distribuez cette déclaration et d'autres articles parmi vos collègues et sur les réseaux sociaux! Prenez part à la campagne électorale et rejoignez le PSG!

(Article paru en anglais le 25 avril 2016)