Manifeste électoral du Parti de l'égalité socialiste (Royaume-Uni) pour les élections générales de 2015 : Non à la guerre et à l'austérité! Luttez pour le socialisme!

Par Parti de l'égalité socialiste (Royaume-Uni)
9 avril 2015

Voici le manifeste électoral du Parti de l'égalité socialiste (Royaume-Uni) pour les élections générales britanniques du 7 mai 2015.

Le Parti de l'égalité socialiste (Socialist Equality Party) appelle les travailleurs et les jeunes à voter pour ses candidats, Katie Rhodes dans Glasgow Central et David O'Sullivan dans Holborn & St. Pancras. 

Les candidats du SEP (Royaume-Uni)Katie Rhodes dans Glasgow Central et David O'Sullivan dans Holborn & St. Pancras

Nous cherchons à mobiliser les travailleurs dans une lutte politique contre l'austérité et la guerre à travers la lutte pour un gouvernement ouvrier basé sur une politique socialiste. 

Le krach financier de 2008 n'a été que le début d'une rupture systémique du système du profit capitaliste. Partout, l'austérité, les inégalités sociales, l'assaut sur les droits démocratiques et un tournant vers le militarisme sont la nouvelle norme.

Ces questions de vie et de mort sont totalement exclues des discussions dans cette élection. Dans des conditions de désaffection politique généralisée, la seule préoccupation de la classe dirigeante est de bricoler un gouvernement qui lui permettra de poursuivre ses politiques désastreuses.

Comme en 1914 et en 1939, les contradictions fondamentales du système capitaliste mondial entre production mondialisée et division du monde en États-nations antagonistes d'un côté, et entre production socialisée et propriété privée des moyens de production de l'autre, menacent l'humanité d'une catastrophe.

Il n'y a aucune solution parlementaire à cette crise. Quel que soit le parti ou la combinaison de partis formant le prochain gouvernement – travailliste, conservateur, libéral-démocrate, Parti national écossais (SNP), Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) – cela ne fera pas de différence fondamentale. Tous sont des outils éprouvés des super-riches dont le but principal est de s'assurer que la voix des travailleurs est réduite au silence. Toute décision importante continuera à être prise au nom des seuls électeurs qui comptent vraiment pour eux: l'élite patronale et financière.

La classe ouvrière internationale est la seule force sociale capable de mettre fin au capitalisme – cause de chaos économique et de guerre. Pour faire avancer ce processus, une chose est nécessaire avant tout: un nouveau parti basé sur l'internationalisme socialiste.

Le danger d'une nouvelle guerre mondiale

Ces élections se déroulent dans des conditions où les puissances de l'OTAN, dirigées par les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont utilisé le coup d'État soutenu par l'Occident en Ukraine pour déployer des milliers de soldats et de l'armement de pointe dans les États limitrophes de la Russie.

L'objectif immédiat de ces manœuvres est de préparer un changement de régime à Moscou dans le cadre d'une stratégie géopolitique plus vaste pour la domination du monde.

Depuis le démantèlement de l'Union soviétique en 1991, les États-Unis se sont engagés dans la voie du pillage militaire pour contrôler l'accès aux marchés, aux matières premières, aux sources de main-d'œuvre à bon marché et aux profits contre leurs rivaux d'Europe et d'Asie. Tout comme au début du XXe siècle, au centre de cette offensive est le contrôle de l'Eurasie, cette grande masse de terre qui s'étend de l'Europe occidentale à la Chine, en passant par le Moyen-Orient.

Les États-Unis ne sont pas seuls. Toutes les grandes puissances cherchent à trouver un moyen de sortir de la crise économique en renforçant leur propre position sur la scène mondiale au détriment de leurs concurrents. 

Dans cette volonté de rediviser le monde, l'impérialisme britannique joue un sale rôle. À l’insu de la population, une cabale criminelle de hauts fonctionnaires gouvernementaux, de militaires et d'experts du renseignement, associés à leurs comités d'experts et aux propagandistes des médias couvent des plans pour recouvrer un semblant des jours de gloire de l'Empire en emboitant le pas à l'Armée américaine.

Le Royaume-Uni occupe le rôle principal dans la Force de réaction rapide de l'OTAN qui compte 30.000 hommes en Europe de l'Est, envoyant notamment des «conseillers» militaires en Ukraine et se plaçant ainsi au centre des provocations contre la Russie. Dès la fin des élections, des troupes britanniques doivent être renvoyées en Irak. Ces manigances sont accompagnées de demandes d'augmentation des dépenses militaires.

Toute personne qui croit que les horreurs de deux guerres mondiales ont enseigné une leçon aux élites dirigeantes se trompe lourdement. En fait, la bourgeoisie actuelle est encore plus irresponsable et stupide que ses prédécesseurs. Assaillie par la montée des problèmes économiques et sociaux pour lesquels elle n'a aucune solution progressiste, elle voit la guerre comme un risque qui en vaut la peine.

L'ère de l'austérité

L'énorme croissance des inégalités sociales est devenue une caractéristique de la vie dans tous les pays. Les 85 milliardaires les plus riches du monde possèdent autant que la moitié de la population mondiale. Ce groupe de personnes qui pourrait entrer dans un bus à deux étages contrôle plus de richesses que 3,5 milliards de personnes, soit l'équivalent des populations combinées de la Chine, de l'Inde, des États-Unis et de l'Union européenne.

Au Royaume-Uni, cinq familles contrôlent plus de richesses que les 20 % les plus pauvres de la population, soit près de 13 millions de personnes. Le 1 % le plus riche contrôle autant de richesses que 55 % de la population.

L'accumulation incessante des richesses personnelles par quelques privilégiés est plus que jamais séparée de la création de toute valeur réelle au moyen de la production de biens et services. C'est là le résultat d'une politique délibérée menée par la classe dirigeante au fil des décennies et qui a dégénéré depuis 2008. Les gouvernements à l'échelle internationale ont injecté des milliards de livres sterling pour étayer le système financier. En Grande-Bretagne seulement, la dette totale contractée par le sauvetage des banques s'élève à plus d’un billion £, un montant qui augmente de 5170 £ par seconde.

Ce pillage des fonds publics n'a rien fait pour promouvoir la croissance économique réelle et encore moins créer des emplois bien rémunérés ou financer les services sociaux vitaux nécessaires. Au lieu de cela, on assiste à un autre transfert massif de la richesse à une couche de parasites sociaux où les 20 % les plus riches de la population sont 64 % plus riches qu'avant 2008, tandis que les 20 % les plus pauvres sont 57 % plus pauvres qu'avant.

Les mesures d'austérité d'abord introduites par le gouvernement travailliste, puis élargies par la coalition conservatrice/libérale-démocrate, ont conduit à la destruction de près d'un million d'emplois dans le secteur public et le transfert des budgets de la santé, de l'éducation et des services sociaux au secteur privé.

Plus de 13 millions de personnes vivent dans la pauvreté, y compris près d'un tiers de tous les enfants. Les travailleurs pauvres représentent le plus grand nombre de ceux dans la pauvreté et des millions d'entre eux subsistent avec peine au moyen d'une faible rémunération et souvent avec des contrats sans heures fixes. Les salaires réels ont chuté en tout de plus de 15 % depuis 2008 lorsque l'on tient compte de l'inflation.

Tout espoir d'un avenir décent pour la jeune génération est détruit. Il y a 750.000 jeunes âgés de 16 à 24 ans qui sont sans travail, soit un sur six. Et un sur trois est sans emploi depuis plus de 12 mois. Les jeunes sont la cible de réductions des prestations pour les forcer à des emplois subalternes ou d'apprentissage bidon qui paient aussi peu que 2,73 £/l'heure. En Angleterre et au Pays de Galles, les étudiants font face à des frais de scolarité universitaire exorbitants et une dette à vie qui exclura en permanence des millions de personnes du marché immobilier. Au Royaume-Uni, les salaires pour les moins de 30 ans ont diminué de près de 10 %, établissant un nouveau standard toujours plus bas.

Et ce n'est que le début. Tous les partis se sont engagés à de nouvelles réductions des dépenses qui dépassent de loin en ampleur tout ce qui a été vu jusqu'à présent. C'est pourquoi le Parlement a voté massivement pour adopter de façon précipitée le projet de loi sur la responsabilité budgétaire, engageant du coup tous les gouvernements futurs à l'austérité permanente, tournant ainsi en ridicule toute notion de responsabilité démocratique.

Les travailleurs et les jeunes doivent tirer les leçons amères de la Grèce, qui est le banc d'essai pour l'offensive internationale visant à imposer l'austérité partout en Europe. Le mécontentement social généralisé a conduit à la victoire électorale de Syriza en janvier, la soi-disant Coalition de la gauche radicale qui avait promis de renverser ces attaques. Mais l'élite dirigeante d'Europe était déterminée à démontrer qu'il n'y avait pas d'alternative à l'austérité et a menacé la Grèce de faillite. En moins d'un mois, Syriza a accepté de se conformer aux diktats de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.

Ces événements prouvent qu'aucun des grands problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs ne peut être résolu sans mettre fin à la dictature de l'oligarchie financière. C'est un cancer sur la société qui doit être excisé.

L'assaut sur les droits démocratiques

Les niveaux obscènes d'inégalité sociale et l'escalade du militarisme sont incompatibles avec les formes démocratiques de pouvoir. En effet, plus l'économie britannique devient dépendante d’une spéculation généralisée, plus la corruption et la criminalité pure et simple infectent entièrement toutes les institutions nationales – du Parlement avec ses partis et les médias, en passant par la justice, la police et les syndicats.

Chaque jour, un scandale impliquant les plus hauts échelons de l'élite politique et financière éclate et demeure toujours impuni. Inversement, le mécontentement social se heurte à une répression toujours plus brutale.

Les restrictions juridiques à l'exercice du pouvoir arbitraire de l'État qui remontent à la Magna Carta de 1215 ont été annulées. La Grande-Bretagne est complice des horreurs de Guantanamo Bay, des restitutions extraordinaires, de torture et d'emprisonnement sans procès. Un réseau de surveillance massif a été mis sur pied et est dirigé contre la population au pays. Pour exposer cette conspiration illégale, Edward Snowden et Julian Assange ont été persécutés et contraints de demander l'asile.

Tout cela est justifié par la «guerre contre le terrorisme» et les références hypocrites à la défense de la «liberté d'expression» contre l'extrémisme islamique. En réalité, les puissances impérialistes sont responsables de la croissance des organisations comme Al-Qaïda et l'État islamique, non seulement par leurs interventions criminelles en Afghanistan et en Irak, mais aussi, comme en Libye et en Syrie, par leur rôle dans le financement et l'armement de ces organisations.

Maintenant, ils cherchent à utiliser le monstre qu'ils ont créé pour diviser la classe ouvrière et justifier plus de pouvoirs répressifs. De la même façon que l'antisémitisme était attisé en Allemagne dans les années 1930, la promotion par l'UKIP de la propagande anti-immigrés et anti-musulmans est un signe que l'élite dirigeante cherche à mettre en place des organisations de type fasciste similaires au Front national en France et à l'Aube dorée en Grèce.

La promotion du nationalisme et du régionalisme

L'affirmation selon laquelle la décentralisation en Écosse, au Pays de Galles et dans les régions en Angleterre offre une alternative au programme néolibéral et militariste de Westminster est un mensonge.

Le but de ces mouvements est de libérer le gouvernement central de toute responsabilité de financer des mesures de protection sociale et de briser les conditions de travail et les taux de salaires nationaux en encourageant la concurrence interrégionale. Mais ils servent surtout à empêcher une lutte de classe unifiée en opposition aux pouvoirs en place.

Le fait que le Parti national écossais (SNP) est pleinement disposé à soutenir un gouvernement travailliste à Westminster expose toutes ses prétentions d'être de gauche. Ce parti est le représentant politique d'une section de la bourgeoisie qui espère obtenir une plus grande part dans l'exploitation des travailleurs en transformant l'Écosse en une plateforme d'investissement avec un faible taux d'imposition et une main-d'œuvre à bon marché. Sa principale demande est de réduire l'impôt sur les sociétés et qu'Édimbourg contrôle les recettes fiscales provenant du pétrole de la mer du Nord.

Les mêmes impératifs économiques essentiels se trouvent derrière la défense par les conservateurs, dans la même lignée que des sections du Parti travailliste, d'un programme «Devo-Max» (décentralisation maximale) pour l'Angleterre.

Dans un geste sans précédent, l'agglomération du grand Manchester va se voir confier le contrôle de l'ensemble du budget qui lui est alloué par le Service national de santé, soit une somme de 6 milliards £. C'est là une étape importante vers la privatisation à grande échelle. Le maire de Londres, Boris Johnson, mène une campagne engageant plusieurs villes telles Birmingham, Sheffield, Leeds, Newcastle, Liverpool et Nottingham pour une décentralisation à la grandeur de l'Angleterre, le tout afin de «réduire la dépendance», l'euphémisme habituel pour les compressions.

Pour l'indépendance politique de la classe ouvrière

Les politiques réactionnaires de l'élite dirigeante provoquent indignation et opposition partout. Mais cette résistance ne trouve aucune expression politique. Les travailleurs et les jeunes sont privés de leurs droits politiques, sans organisation pour défendre leurs intérêts.

Le Parti travailliste est un parti de droite représentant les intérêts de la grande entreprise, aucunement différent des conservateurs. Le tournant vers la guerre et l'austérité a commencé sous les gouvernements Blair et Brown. Si le Parti travailliste retournait au pouvoir, il continuerait là où la coalition conservateur-libéral démocrate aurait arrêté.

Pendant des décennies, les syndicats ont joué un rôle clé dans la répression des grèves et la démobilisation de la classe ouvrière. Ce ne sont plus des organisations ouvrières, mais les agences d'une force de police industrielle bien rémunérée agissant au nom du gouvernement et des sociétés. La défense des emplois, des salaires et des conditions de travail nécessite maintenant une rébellion politique contre la bureaucratie syndicale et le Parti travailliste.

Le Parti vert et les autres organisations se présentant comme des solutions de rechange à la «gauche» du Parti travailliste ne sont rien de la sorte. Là où ils ont été au gouvernement, comme en Allemagne et en Irlande, les Verts ont imposé l'austérité et la guerre, soutenant cette dernière sous la bannière des «droits de l'homme».

Il en va de même pour les groupes tels que la Coalition syndicaliste et socialiste (Trade Unionist and Socialist Coalition) et Unité de gauche (Left Unity). Représentant des couches plus aisées de la classe moyenne privilégiée, ces tendances de pseudo-gauche ne voient la crise que comme une occasion de promouvoir leurs propres carrières et acquérir des postes lucratifs dans la bureaucratie syndicale et l'appareil d'État. Leur modèle est le parti Syriza en Grèce, qui a trahi ses promesses électorales et a décidé d'imposer les mesures d'austérité plutôt que d’organiser la moindre opposition au capitalisme et à ses institutions.

Il faut bâtir le Parti de l'égalité socialiste

Seul un parti international luttant pour renverser le système de profit offre une voie à suivre. Le Parti de l'égalité socialiste est la section britannique du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI). Nous nous battons pour mobiliser la classe ouvrière, forte de milliards de personnes, dans une offensive révolutionnaire pour mettre fin à la division irrationnelle de la planète en États-nations hostiles et établir le socialisme mondial, en organisant la production pour satisfaire les besoins de la majorité, et non pas engendrer des profits pour quelques-uns.

De concert avec nos partis frères, le SEP base son travail sur des décennies de lutte menée par les représentants les plus courageux et les plus conscients de la classe ouvrière pour le socialisme et contre toutes les formes d'opportunisme politique. Le World Socialist Web Site, publié quotidiennement par le CIQI, joue un rôle essentiel dans l'éducation et l'organisation des travailleurs et des jeunes les plus conscients.

Le réarmement politique de la classe ouvrière dépend de l'assimilation des expériences stratégiques du XXe siècle et surtout de la réfutation du mensonge que le stalinisme représentait le socialisme. Loin d'être l'héritière de la perspective égalitaire et internationaliste de la Révolution d'Octobre de 1917, la dictature policière et militaire qui est apparue en Union soviétique était en fait son ennemi juré.

La politique de Staline du «socialisme dans un seul pays» articulait les intérêts d'une bureaucratie qui a obtenu le contrôle de l'appareil d'État en Russie en menant une campagne sanglante de répression dirigée contre les représentants authentiques de la Révolution dirigés par Léon Trotsky. La bureaucratie stalinienne a été responsable de toute une série de défaites internationales de la classe ouvrière. Son rôle contre-révolutionnaire a atteint son apogée en 1991 avec la dissolution de l'Union soviétique et la réintroduction du capitalisme et d'une oligarchie criminelle, maintenant dirigée par Poutine. 

Notre parti tire son origine de la lutte de l'Opposition de gauche formée par Trotsky pour la défense de la perspective de la révolution socialiste mondiale, une lutte qu'il poursuit et sur laquelle la Quatrième Internationale a été fondée en 1938. 

Pour un gouvernement ouvrier et des politiques socialistes 

Le socialisme ne peut être accompli par l'élection de candidats socialistes au Parlement et aux autres institutions de l'État capitaliste. Il nécessite la formation de nouvelles organisations de lutte dédiées à la prise du pouvoir politique par la classe ouvrière. 

Un gouvernement ouvrier – élu directement dans les usines, les bureaux et les lieux de travail, ainsi que dans les quartiers ouvriers – serait chargé de la mise en œuvre de politiques socialistes satisfaisant les besoins vitaux du peuple.

Pour la fin du militarisme et de la guerre 

Le SEP lutte pour une politique étrangère socialiste fondée sur la solidarité internationale de la classe ouvrière. Nous sommes pour le retrait immédiat de toutes les forces britanniques outremer et la fermeture de toutes les bases militaires britanniques. Nous disons : Pas un seul penny pour la guerre! Jugez les criminels de guerre de Westminster et de Washington!

Pour la réorganisation socialiste de la société

Le SEP lutte pour mettre fin à l'anarchie et au gaspillage du système de profit. Nous appelons à l'annulation de toutes les dettes envers les institutions financières internationales et à la transformation des banques et des grandes sociétés en propriété publique placées sous contrôle démocratique. La richesse doit être soutirée aux milliardaires et utilisée pour satisfaire les besoins sociaux essentiels. Toutes les mesures d'austérité doivent être renversées. Des milliards de livres sterling doivent être investies dans l'économie pour mettre fin au chômage, créer des emplois décents et bien rémunérés, fournir des soins de santé gratuits et de haute qualité et garantir à tous l'accès au logement, à l'éducation et aux services sociaux.

Pour la défense des droits démocratiques 

L'appareil étatique d'espionnage de masse – le MI5, le MI6 et le Government Communications Headquarters (GCHQ – Quartier général des communications du gouvernement) – doit être démantelé. Toutes les lois et mesures antiterroristes et autres visant à limiter les libertés individuelles doivent être abolies. Toutes les lois antigrève et mesures discriminatoires visant les immigrants et les demandeurs d'asile doivent être abrogées. La persécution de Julian Assange, d'Edward Snowden et de Chelsea Manning doit cesser.

Pour les États-Unis socialistes d'Europe

La lutte pour le socialisme en Grande-Bretagne fait partie d'une offensive unifiée de la classe ouvrière européenne et internationale. Le SEP appelle à une lutte dans l'ensemble du continent contre l'Union européenne, cet instrument des grandes entreprises et des banques pour baisser les salaires, attaquer les conditions de travail et poursuivre les objectifs militaires des puissances impérialistes. L'UE doit être renversée et remplacée par les États-Unis socialistes d'Europe. C'est le seul moyen d'empêcher la descente du continent dans le nationalisme et la guerre, et de créer les conditions pour mobiliser les vastes ressources de l'Europe dans l'intérêt de l'ensemble de la société.

Nous demandons à tous ceux qui sont d'accord avec ces politiques de voter pour nos candidats, de participer à notre campagne et de prendre la décision d'adhérer au Parti de l'égalité socialiste pour aider à sa construction. 

Pour plus de détails, visitez le www.socialequality.org.uk

(Article paru d’abord en anglais le 30 mars 2015)