Arrêt immédiat des poursuites judiciaires contre Savas Michael-Matsas et Constantinos Moutzouris !

Par Déclaration du comité rédaction international du WSWS
29 août 2013

Le Comité international de la Quatrième Internationale et le World Socialist Web Site s’opposent et dénoncent avec véhémence les poursuites entamées par l’Etat grec contre le gauchiste Savas Michael-Matsas et l’universitaire Constantinos Moutzouris qui sont les cibles d’un coup monté juridique orchestré par les fascistes grecs et leurs alliés au sein de l’Etat.

Savas Michael est le secrétaire général du parti grec EEK (Parti révolutionnaire des Travailleurs). Il sera jugé à Athènes le 3 septembre. Le groupe fasciste Aube dorée a engagé une action en justice contre lui en tant que secrétaire de l’EEK en l’accusant de « diffamation » et « d’incitation à la violence et à la haine » pour avoir émis le slogan « A bas le fascisme » et d’« atteinte à la paix civile » en appelant à participer à une manifestation antifasciste.

Les autorités de l’Etat grec ont accepté la requête bien qu’elle concerne un événement remontant mai 2009, il y a quatre ans, lorsque l’EEK avait publié un tract appelant à participer à une protestation contre une attaque meurtrière perpétrée par Aube dorée contre des communautés d’immigrés à Athènes.

Le même mois, Aube dorée a intenté une action en justice contre divers partis et organisations, dont le Parti communiste grec (KKE), SYRIZA, ANTARSYA et l’EEK, ainsi que contre des associations d’immigrants. Constantinos Moutzouris, qui était à l’époque le doyen de l’Ecole polytechnique d’Athènes, a été accusé d’avoir permis au site web Indymedia d’Athènes d’émettre ses émissions à partir du campus.

Ce n'est qu’après les élections législatives de 2012 que la police grecque, sur injonction judiciaire, a commencé les interrogatoires de ceux qui étaient accusés dans l'action en justice. Seuls Savas Michael et Moutzouris ont été cités devant le tribunal par le procureur général.

Aube dorée a mené une sale campagne antisémite contre Savas Michael en appelant à de violentes attaques contre lui et en l’accusant d’être « un instrument de la conspiration juive mondiale pour fomenter une guerre civile entre Grecs afin d’imposer un régime judéo-bolchévique en Grèce. » Un tel langage met en évidence le programme fasciste qui sous-tend la persécution juridique de Michael.

Le CIQI a des différences politiques insurmontables et amplement prouvées avec Savas Michael. Néanmoins, ces différences n’affaiblissent en rien notre opposition aux poursuites injustes à son encontre, qui sont motivées par des forces réactionnaires en Grèce et dirigées contre les droits démocratiques fondamentaux. L'objectif manifeste du procès à venir est de réduire au silence l’opposition à une organisation fasciste qui a des liens bien documentés avec l’Etat grec, son appareil policier et sécuritaire. Il s’agit d’une attaque contre les droits démocratiques fondamentaux tels la liberté d’expression et la liberté de la presse.

(Article original paru le 27 août 2013)