Nationalisme ou socialisme en Amérique latine

Réplique à un partisan de Chavez

Par Bill Van Auken
23 mars 2013

Le World Socialist Web Site a reçu plusieurs lettres en réponse à son article de perspective du 8 mars intitulé « Hugo Chavez et le socialisme ». Une bonne partie des auteurs de ces lettres sont outrés que nous ayons cherché à soumettre le régime de Chavez à une analyse marxiste, en le définissant en termes de classe comme un nationaliste bourgeois et en le plaçant dans le contexte historique d’anciens régimes similaires en Amérique latine.

Une lettre typique parmi celles reçues est celle de LB [voir ci-dessous] en Grande-Bretagne, qui s’est dit « choqué » par cet article de perspective et a déclaré : « À une époque où les médias impérialistes tentent de discréditer la Révolution bolivarienne avec des demi-vérités et un biais idéologique, Bill Van Auken du WSWS répète les mêmes mythes pour appuyer sa position essentiellement anti-marxiste. »

Quelles sont ces « demi-vérités » et ces « mythes » ? L’auteur de la lettre s’objecte à notre affirmation que, même si le Venezuela a connu une diminution marquée de la pauvreté sous Chavez, le taux de pauvreté du pays demeure encore au-dessus de la moyenne latino-américaine. Il s’objecte aussi au fait que les quatorze années de son régime n’ont pas réussi à changer le statut fondamental du Venezuela comme un pays opprimé, dépendant des puissances majeures autant pour l’exportation d’une seule matière première, le pétrole, que pour l’importation de la vaste majorité des produits destinés à la consommation et à la production.

Pourquoi l’empressement à nier ces faits objectifs, à ignorer les réalités de classe et à dépeindre le Venezuela de la manière la plus rose possible ? La réponse est contenue dans la lettre dans ces lignes : « À une période où les États impérialistes en crise comme la Grande-Bretagne coupent brutalement dans les programmes sociaux et s’en prennent au droit au logement des travailleurs, la révolution vénézuélienne permet aux marxistes de voir qu’il y a une alternative. »

C’est nécessaire pour la classe ouvrière dans les pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne de défendre le Venezuela, un pays opprimé, contre l’agression impérialiste. Mais, présenter le cadre politique et économique sous Chavez comme une « alternative » pour les travailleurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne est ridicule. Que sont-ils censés faire ? Attendre jusqu’à ce que West Point ou Sandhurst ne produisent un colonel « progressiste » qui les mènera au socialisme ?

L’ « alternative » présentée ici vient d’en haut et non d’un mouvement politique indépendant de la classe ouvrière elle-même, qui lutte pour établir ses propres organes de pouvoir. L’adulation de Chavez est liée à un rejet complet et à une profonde hostilité vis-à-vis un tel mouvement.

C’est la politique de ceux qui veulent avoir la conscience tranquille à partir de pas grand-chose en appuyant un chef d’État donné qui amène le « socialisme » à la classe ouvrière. En réalité, c’est une falsification complète du socialisme, qui ne peut naître que de la lutte des travailleurs pour se libérer eux-mêmes.

En termes de classe, ceux qui font la promotion d’illusions dans Chavez ressemblent beaucoup aux couches petite-bourgeoises qui nourrissent des illusions similaires dans Barack Obama. En fait, le président du Venezuela a lui-même fait ce point l’année dernière, affirmant que s’il était citoyen américain, il voterait pour Obama. Chavez a ajouté qu’il croyait que si Obama était vénézuélien, il aurait appuyé Chavez.

L’auteur de la lettre poursuit en écrivant que la définition de Chavez comme un nationaliste bourgeois « n’est pas seulement fausse, mais ignore un point central ». Il continue : « Comme Lénine l’a écrit en 1914, "Le nationalisme bourgeois de toutes nations opprimées a un contenu démocratique général qui est dirigé contre l’oppression et c’est ce contenu que nous appuyons inconditionnellement". Le mouvement vers le socialisme est alimenté par le peuple opprimé du Venezuela et a trouvé son expression dans le leadership révolutionnaire d’Hugo Chavez. »

Ceci est un mélange de conceptions contradictoires et à demi-développées tirées du répertoire du stalinisme et du radicalisme petit-bourgeois, combiné à une citation non digérée de Lénine.

L’auteur de la lettre semble vouloir dire qu'il est calomnieux de définir Chavez comme un nationaliste bourgeois, mais que même s'il l'était, en se basant sur le conseil de Lénine, il mériterait quand même un appui inconditionnel en tant qu’incarnation et chef du mouvement « du peuple opprimé du Venezuela » vers le socialisme.

En décrivant Chavez comme un nationaliste bourgeois, le terme n'est pas employé comme une insulte mais plutôt comme une définition politiquement précise des intérêts de classe et des méthodes qui ont façonné son règne. Malgré ses programmes d’aide sociale et ses nationalisations partielles, il dirigeait un gouvernement bourgeois dans un pays dont l'économie demeure entièrement capitaliste.

L'État que dirigeait Chavez est basé sur les institutions et bureaucraties qui étaient en place quand il est arrivé au pouvoir il y a 14 ans – d'abord et avant tout les forces armées, qui ont joué un rôle important dans l'administration du gouvernement.

Le secteur privé totalise 70 pour cent du produit intérieur brut (PIB), une part plus importante que quand Chavez a été élu en 1998. Sous Chavez, la part de la richesse appropriée par le patronat par rapport aux travailleurs a augmenté, atteignant un record de 48,8 pour cent en 2008, une décennie après son arrivée au pouvoir. Les banques du Venezuela sont les plus rentables et sa bourse est la plus performante au monde, le cours des actions ayant augmenté de presque 300 pour cent en 2012, alors que les salaires réels ont chuté.

L'objet de la calomnie n'est pas Chavez, mais Lénine. La citation est violemment tirée hors de son contexte, à savoir une discussion à l'intérieur du mouvement marxiste russe autour de la question d'inclure ou non dans son programme ce que Lénine appelait la revendication « négative » pour la reconnaissance du droit de la Pologne, qui faisait alors parti de l'empire tsariste, à disposer d'elle-même.

Le terme « négatif » était utilisé pour expliquer que les marxistes ne défendaient pas la séparation, mais plutôt qu'ils reconnaissaient le droit comme un moyen de surmonter les divisions nationales et d'unir la classe ouvrière.

Le même article met en garde contre une formulation de la revendication qui « tend à subordonner le prolétariat à la politique de la bourgeoisie » et souligne le fait que les revendications nationales de la classe ouvrière « sont subordonnées aux intérêts de la lutte de classes ». Il souligne le fait que pour « le prolétariat il importe […] d'assurer le développement de sa propre classe ; ce qui importe pour la bourgeoisie, c'est d'entraver ce développement en faisant passer les objectifs du prolétariat après ceux de "sa" nation. »

De plus, en 1917, dans la période qui a précédé la révolution d'octobre, Lénine a adopté la perspective développée par Léon Trotsky dans sa théorie de la révolution permanente, qui a établi que dans des pays avec un développement capitaliste tardif, les tâches démocratiques et nationales historiquement associées à la révolution bourgeoise ne pouvaient être accomplies que par la classe ouvrière, qui serait poussée à prendre le pouvoir et à passer directement aux mesures socialistes.

L'essence de la position de Trotsky se résume à la lutte pour l'indépendance politique de la classe ouvrière et au refus de subordonner sa lutte à la bourgeoisie nationale, peu importe à quel point la politique de cette dernière est « de gauche ».

Dans les dernières années de sa vie, Trotsky a directement abordé cette question en relation aux politiques nationalistes du président Lazaro Cardenas au Mexique, dont le gouvernement était le seul sur terre à accorder l'asile politique au grand chef de la révolution russe pendant qu'il était pourchassé par les assassins de la bureaucratie stalinienne de Moscou.

En mars 1938, en réponse aux luttes de plus en plus militantes des travailleurs pétroliers et à l'arrogante intransigeance des conglomérats pétroliers dirigés par les États-Unis et la Grande Bretagne, Cardenas a nationalisé l'industrie du pétrole mexicaine ainsi que tous les chemins de fer du pays, pour les placer sous le contrôle des ouvriers. Ces mesures prises il y a presque trois quarts de siècle en défi aux grandes puissances impérialistes avaient une allure bien plus radicale et importante que ce que le gouvernement de Chavez a entrepris au Venezuela.

Cependant, Trotsky a tenu absolument à définir ces mesures en termes de classe et à tracer les intérêts et les tâches qui étaient propres à la classe ouvrière. Il avait tout intérêt à entretenir la bonne volonté du gouvernement Cardenas, mais il a entrepris une analyse basée sur de solides principes, une analyse qui n’excluait pas la défense de ce gouvernement contre le danger posé par les puissances impérialistes.

L’évaluation qu’a faite Trotsky offre des bases théoriques éprouvées grâce auxquelles nous pouvons comprendre le caractère de régimes comme celui de Chavez au Venezuela et l’attitude que doivent adopter les marxistes envers eux.

Il écrivait, quelques mois après les nationalisations: « Dans les pays industriellement arriérés, le capital étranger joue un rôle décisif. D'où la faiblesse relative de la bourgeoisie nationale par rapport au prolétariat national. Ceci crée des conditions particulières du pouvoir d'État. Le gouvernement louvoie entre le capital étranger et le capital indigène, entre la faible bourgeoisie nationale et le prolétariat relativement puissant. Cela confère au gouvernement un caractère bonapartiste sui generis particulier. Il s'élève pour ainsi dire au‑dessus des classes. En réalité, il peut gouverner, soit en se faisant l'instrument du capital étranger et en maintenant le prolétariat dans les chaînes d'une dictature policière, soit en manœuvrant avec le prolétariat et en allant même jusqu'à lui faire des concessions et conquérir ainsi la possibilité de jouir d'une certaine liberté à l'égard des capitalistes étrangers. La politique actuelle du gouvernement [du Mexique] en est au second stade : ses plus grandes conquêtes sont les expropriations des chemins de fer et de l'industrie pétrolière.

« Ces mesures sont intégralement du domaine du capitalisme d'État. Toutefois, dans un pays semi‑colonial, le capitalisme d'État se trouve sous la lourde pression du capital privé étranger et de ses gouvernements, et il ne peut se maintenir sans le soutien actif des travailleurs. C'est pourquoi il s'efforce, sans laisser glisser de ses mains le pouvoir réel, de placer sur les organisations ouvrières une partie importante de la responsabilité pour la marche de la production dans les branches nationalisées de l'industrie.

« Que devrait être dans ce cas la politique du parti ouvrier? Ce serait évidemment une erreur désastreuse, une parfaite escroquerie que d'affirmer que la route vers le socialisme ne passe pas par la révolution prolétarienne mais par la nationalisation par l'État bourgeois de diverses branches de l'industrie et de leur transfert aux mains des organisations ouvrières. » [Nous soulignons]

Beaucoup d’eau – pour ne pas dire de sang – a coulé sous les ponts depuis que Trotsky a écrit ses lignes il y a maintenant 75 années. La théorie de la Révolution permanente, attaquée par le stalinisme et la tendance révisionniste pabliste qui a rompu avec le trotskysme, a été confirmée par la négative maintes et maintes fois. Toute une série de mouvements nationalistes bourgeois – ceux des nouveaux États indépendants qui avaient été érigés dans les anciennes colonies d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, les sandinistes au Nicaragua et le Congrès national africain d’Afrique du Sud – ont été incapables de s’opposer systématiquement à l’impérialisme ni de résoudre les questions démocratiques et nationales fondamentales, et encore moins de réaliser le socialisme.

Pour ceux qui, comme LB, veulent canoniser Chavez, cette histoire, et particulièrement celle de l’Amérique latine, importe peu. L’admiration sans bornes qu’il voue au défunt président vénézuélien et ses dénonciations des marxistes qui refusent de subordonner la classe ouvrière aux politiques de Chavez reprennent des positions qui ont été adoptées par toute une couche petite-bourgeoise de gauche à une époque précédente et qui ont eu des conséquences désastreuses pour les travailleurs d’Amérique latine.

En Argentine, ces éléments, y compris certains qui se disaient socialistes et même trotskystes, ont appuyé la subordination du mouvement ouvrier à Juan Peron, l’officier de l’armée nationaliste qui fut président de 1946 à 1955, ainsi qu’en 1973-74, lorsqu’il mourut et fut remplacé par sa femme. En Bolivie, ils entretinrent des illusions dans le président militaire, le général J.J. Torres, qui fut brièvement au pouvoir de 1970 à 1971, et ils appuyèrent au Pérou le général Juan Francisco Velasco Alvarado, qui détint le pouvoir de 1968 à 1975 sous le titre de « président du gouvernement révolutionnaire ».

Comme Chavez, ils ont tous effectué des nationalisations, adopté des politiques nationalistes de gauche et défendu des programmes d’aide sociale pour les pauvres. Dans chacune de ces situations, la défense du nationalisme bourgeois par les politiques petites-bourgeoises, qu’elles présentaient comme le « socialisme », eut pour effet de désarmer la classe ouvrière face à des coups d’État militaires qui coûtèrent la vie à des dizaines de milliers de personnes.

Le castrisme et la tactique de guérilla petite-bourgeoise, qui étaient présentés comme une nouvelle voie vers le socialisme, ont aussi préparé le terrain pour ces défaites. Cette perspective a isolé les éléments révolutionnaires des travailleurs, les a entraînés dans des confrontations armées inégales avec l’État, et a bloqué la construction de partis ouvriers révolutionnaires. Nulle part, l’appui à de tels régimes ou l’adoption de telles méthodes n’a mené au socialisme.

LB accuse le WSWS de ne voir « la seule perspective pour le socialisme qu’à travers la mise en place de branches locales de sa propre tendance trotskiste », comme si cela consistait en une sorte d’illusion sectaire. La leçon amère de l’histoire de l’Amérique latine, toutefois, est que la subordination de la classe ouvrière au nationalisme bourgeois et petit-bourgeois a uniquement frayé la voie à la défaite. La lutte pour le socialisme ne peut être menée que sur la base d’une indépendance politique totale de la classe ouvrière et la construction d’une direction révolutionnaire marxiste.

L’article de perspective auquel s’oppose LB traite de la dynamique et des intérêts de classe qui sous-tendent l’attraction des ex-radicaux et pseudo-gauchistes petit-bourgeois envers Chavez. L’article explique : « Ils sont attirés vers le "socialisme du 21e siècle" de Chavez précisément à cause de leur hostilité à la conception marxiste qu’une transformation socialiste ne peut être effectuée que par la lutte indépendante et consciente de la classe ouvrière pour mettre fin au capitalisme et prendre le pouvoir entre ses propres mains. Ces éléments politiques petit-bourgeois sont plutôt attirés vers une politique conçue à sauver le capitalisme de la révolution, imposée d’en-haut par un commandante charismatique ».

Cette évaluation est entièrement confirmée par la lettre de LB, qui est un représentant de cette couche politique réactionnaire petite-bourgeoise.

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Lettre de LB

J’ai été consterné par l’article du 8 mars paru sur le World Socialist Web Site intitulé « Hugo Chavez et le socialisme ». À une époque où les médias impérialistes tentent de discréditer la révolution bolivarienne par des semi-vérités et des biais idéologiques, Bill Van Auken du WSWS répète les mêmes mythes pour défendre sa position essentiellement anti-marxiste.

L’article admet qu’il existe « un soutien populaire pour les améliorations indéniables, quoique limitées, dans les conditions sociales des sections les plus appauvries du pays sous sa présidence. Elles comprennent une diminution de moitié du taux de pauvreté, qui demeure au-delà de la moyenne américaine ». En fait, selon la Commission économique des Nations unies pour l’Amérique latine, le Venezuela a le troisième niveau de pauvreté le plus bas en Amérique latine. Lorsque Chavez a pris le pouvoir la première fois en 1998, le taux de pauvreté s’élevait à 50,4 pour cent. En 2011, il est tombé à 27,8 pour cent et il continue de descendre. Environ 2,5 millions de Vénézuéliens sont sortis de l’extrême pauvreté durant la même période et le Venezuela a réduit l’inégalité de façon « incomparable (sans précédents) en Amérique latine » (Brookings Institution), diminuant de 2 pour cent année après année pour atteindre le plus faible niveau d’inégalités de la région (après Cuba).

Le Venezuela a éradiqué l’analphabétisme, a réduit la mortalité infantile de 25 à 13 par 1000 naissances, a fourni l’aide médicale gratuite et l’éducation pour tous, et a fait construire 700.000 unités de logements sociaux au cours des deux dernières années seulement. À une époque où les états impérialistes en crise comme la Grande-Bretagne sabrent l’aide sociale et attaquent le droit de la classe ouvrière au logement, la révolution vénézuélienne permet aux marxistes de montrer qu’il existe une alternative.

Le WSWS abandonne le marxisme et ignore ces faits dans le but de soutenir sa position réactionnaire voulant que « la révolution bolivarienne » n’ait rien fait pour changer le statut du Venezuela comme nation dépendante de l’impérialisme et opprimée par celui-ci ». Les Vénézuéliens savent qu’il s’agit d’un mensonge. Pour la plupart du 20e siècle, le Venezuela a été dirigé par une élite corrompue alliée aux intérêts pétroliers impérialistes. Le Venezuela est une nation opprimée luttant pour la libération nationale et le socialisme. L’affirmation du WSWS que Chavez était un « nationaliste bourgeois » est non seulement fausse, mais passe sous silence le point central. Comme Lénine a écrit en 1914, « le nationalisme bourgeois d’une nation opprimée a un contenu démocratique général, c’est-à-dire dirigé contre l’oppression, et c’est ce contenu que nous soutenons inconditionnellement ». Le mouvement vers le socialisme est alimenté par le peuple opprimé du Venezuela et trouve son expression dans la direction révolutionnaire de Hugo Chavez.

Le WSWS ne parvient pas à identifier d’où provient le soutien pour Chavez. C’est la classe ouvrière, laquelle a directement radicalisé le processus révolutionnaire, de la défaite du coup soutenu par l’impérialisme en 2002 à la croissance de communes et de nouvelles formes de démocratie socialiste. Le WSWS a raison lorsqu’il affirme que « la lutte de classes va s’intensifier sous l’impact de l’approfondissement de la crise capitaliste mondiale », mais ne voit la seule perspective pour le socialisme qu’à travers la mise en place de branches locales de sa propre tendance trotskiste. Mais les Vénézuéliens luttent dans le vrai monde. En poursuivant leur lutte après la mort de leur dirigeant héroïque, ils ont le soutien du régime socialiste de Cuba et d’autres mouvements révolutionnaires à travers l’Amérique latine. Ils ont la solidarité des peuples opprimés de la Palestine à la Grèce. En attaquant les réussites du peuple vénézuélien, le WSWS se retrouve du côté des ennemis du socialisme.

LB